dimanche 22 mars 2015

Et de vingt !


La saison se termine avec les championnats de France, traditionnel rendez-vous du ski handisport français, qui avait lieu cette année dans le Jura, à La Serra. C'est donc en proche voisin que je m'y suis rendu pour les épreuves de Géant et de Slalom.

C'est toujours agréable de retrouver le circuit français, son ambiance détendue et les anciens qu'on revoie avec plaisir les planches aux pieds. En même temps, la course est ouverte aux étrangers (~ FIS) ce qui permet de croiser italiens, espagnols, norvégiens et aussi un argentin (qui était à Sotchi).

Pour le Géant, il fait tellement chaud que le terrain est tout mou et il me faut quelques portes avant de trouver le bon tempo, et des sensations de "félin". Deuxième du premier run à une seconde de Fred, tout est encore possible. Hélas le second run ne me sourit pas, avec une faute d'intérieur qui me sort du parcours. D'autant plus dommage que les sensations étaient excellentes... et que Fred fera ensuite une grosse erreur! Il l'emporte quand même devant un jeune norvégien et Cyril.

Le lendemain, c'est avec l'envie d'en découdre que je m'élance sur le mini-parcours, dont les limites sont bordées de supporters, marque de fabrique bien sympathique des courses dans le Jura. Une seconde 20 d'avance sur Fred, la course se jouera à nouveau entre nous deux, mais cette bonne pemière manche me donne déjà le titre de champion de France de Combiné, attribué en conjonction avec le deuxième SuperG de Combloux. 

J'assure le second run du Slalom, et parvient à garder mon avance... pour un petit dixième de seconde ! J'ai joué avec le feu car Fred a sorti une excellente manche. La chance est de mon coté aujourd'hui et je peux savourer avec mes proches et les spectateurs ce vingtième titre de champion de France, le dixième en slalom, depuis le début de ma carrière.
Podium du Slalom avec Fred et Olivier
Les vainqueurs du Slalom: cherchez l'intrus





Podium du Combiné avec Cyril et Fred

jeudi 12 mars 2015

Inachevé

Décidément, l'histoire se répête cruellement.
Sélectionné pour les Géant et Slalom des championnats du monde, je me suis envolé pour Calgary et ai filé vers les Rocheuses, à Panorama - qui porte très bien son nom. 
Une forme physique impéccable, une bonne récupération, un état d'esprit conquérant, une pression minimale, je croyais une fois de plus pouvoir faire des merveilles. Mise en confiance par des entraînements d'avant course positifs, surtout en slalom où pente et glace ne m'effrayaient pas plus que ça, je passe à coté des épreuves. Au sens propre et figuré puisque je sors aux premières manches ! Nouvelle et rapide désillusion, j'ai l'impression d'être techniquement au point tandis que j'ai tactiquement tout faux: je suis arrivé plein pot sur le mur raide et glacé, incapable de tenir la trajectoire. Sur 24 partants, 6 seulement achèveront les deux manches. Maigre consolation.

De retour sans le Graal, je me réjouis des exploits de Fred, qui après avoir ravi l'argent en superG décroche le bronze en combiné, et de Marie, quintuple championne. Qui dit mieux ?
Je peux me réjouir aussi de ce grand voyage et de la découverte des Rocheuses canadiennes magnifiques et gigantesques, de ces forêts qui s'étendent en altitude, de ces larges vallées aux pentes immenses et de ce sentiment d'être minuscule dans ce désert de montagnes blanc et sauvage.
Je peux me réjouir des bons moments passés avec l'Equipe et les concurrents,  les discussions flamboyantes, les blagues sans fin, les petits repas sympas et les pentes dévalées ensembles, en ski libre comme en entraînement.

Plein de bonnes raisons de se consoler, mais le goût amer de l'inachevé n'a pas fini de me poursuivre. Me voilà achevé par de l'inachevé ! Il faut s'y faire. C'est la loi du ski.




dimanche 15 février 2015

Champion de France de SuperG 2015

Retour sur le passé: en 2001 je décroche un de mes premiers titres de champion de France. Mes concurrents d´alors, Denis Barbet et Raynald Riu, sont imprécis sur le tracer de Megève. L´un sort, l´autre rate un virage, je me retrouve en tête. J´ai toujours aimé cette discipline, depuis une medaille de bronze, la toute première, en 1994 aux Angles. Tout cela ne me rajeunit pas!

Cette fois-ci à Combloux, ce sont Frédéric et Cyril, en dualski, qui entament le tracer. Je ne les devance que de quelques dixièmes, surtout grâce à une reconnaissance extrêmement attentive de ma part - ils la négligent un peu tandis que moi qui n´ai pas fait de vitesse cette année redouble de concentration. Pas de peur et du plaisir, je gagne ensuite le deuxième SuperG, cette fois-ci devant Cyril et David, un revenant très bienvenu. On dirait que la semaine de ski libre avec mes enfants, neveux et nièce m´a servi d´entraînement!

La deuxième course compte pour le Combiné des championnats de France ainsi que pour l´attribution du trophée Christophe Perez, en mémoire à notre ami disparu. Cela tombe bien: c´est pour lui que je me suis décidé à reprendre la vitesse. Pour une journée.

Le trophée Christophe Perez
Le podium avec Fred et Cyril


dimanche 8 février 2015

Troisième du classement général de la coupe du monde de Slalom

A Saint Moritz, les deux Géants et deux Slaloms se sont courrus dans un climat glacial (-17) sur une piste parfaitement préparée dont les mouvements de terrain sont toujours un plaisir à traverser. Si les Géants sont très ludiques grâce aux ruptures de pente multiples qui agrémentent le parcours, le slalom avait l´inconvénient - à mon goût - de partir sur du plat et de ne durer qu´une quarantaine de secondes. Faute d´explosivité, je fais des manches moyennes qui me rapportent les places de 8 et 7. Seule la dernière manche sera réussie, en position 2, juste derrière Fred, qui a lui aussi attendu le dernier run pour dévoiler tout son talent... et l´orgueil du skieur.

Pendant ce temps, la moisson des médailles (d´or) continue pour Marie, benjamine par l´âge mais ultra-sénior par le palmares!
De mon coté, une douce récompense arrive comme une surprise au moment du podium du classement général de slalom. Je suis appelé pour le bronze, car je suis repassé lors de la dernière manche devant l´autrichien Roman Rabl... à trois points près. Mes compères de l´Equipe me traitent allègrement d´escroc, car en plus d´ếtre inattendu, je suis passé à travers les gouttes lors des dernières courses: à deux reprises, les controleurs de portes, certainement peu habitués au ski assis, n´ont pas vu mes enfourchages! Evidemment involontaires mais bel et bien réels, comme nous pourrons le vérifier en regardant les vidéos prises par nos coaches. Bref, beaucoup de rires pour terminer la tournée 2015 de la coupe du monde !

Et en voici quelques images, prises par un vrai pro, Marcus Hartmann:




W. Tyler prend de l´angle


Classement général en Slalom



lundi 12 janvier 2015

Des mathématiques à La Molina

Prenez le chiffre 10, divisez le par deux, prenez le résultat, et recommencez. Quatre fois de suite en utilisant l'arrondi supérieur.
Vous obtiendrez mes classements aux slaloms de la coupe du monde de La Molina.

Jour un: l´échauffement avant la course butte sur un roulé-boulé dont le ski ressort mort et mon corps vermoulu. Contusion inter-costale conclura le docteur deux jours plus tard, que je finis par consulter, douleur persistante oblige. Francois, infaillible kiné, avait déjà la bonne idée.
Première manche fouarée: je finis 10. Un engagement réticent, un grand travers au milieu et me voilà relégué chez les vétérans. Deuxième manche un peu moins timide, 7ème, mais je reste 10 de la course. Mes concurrents habituels sont loin devant. Pourquoi ? Le profil de la piste, la douleur costale que je tente d'ignorer, mon age avancé ?

Jour deux: avec le délabrement de mon état physique, changement d'approche. Je me lance dans le minimalisme. Une piste d'échauffement, repos. Une reco, repos. 1er run, repos. 2ème reco, repos. 2ème run. Repos. Je ne peux pas faire moins. Un peu plus de jus sur la course me ramène à la 5ème place: 10/2.

Jour trois: changement de piste, plus de glace, plus de pente, cela me ravit mais je conserve mon approche minimaliste. Une confiance néanmoins douteuse me fait faire un premier run "sous contrôle". Position 5, encore. Marre d'être 5, ça commence à bien faire, je ne vais pas rester 5 comme la veille. Allez, à fond dans la deuxième. Ca passe, je gagne la manche pour 5 petit centièmes de secondes.  Trois amputés pour ce podium, la difficulté ne favorise pas les paralysés. Aidé par les erreurs de Thomas l'Allemand et de Walker l'Americain, je saute sur la boite, derrière Dino le Croate et Suzuki le Japonais. Troisième: 5/2, arrondi à la valeur supérieur.

Jour quatre: la suite mathématique me poursuit. J'y pense la nuit mais j'ignore si la logique est de continuer à arrondir à la valeur supérieure ou si par bonheur un arrondi à la valeur inférieur ne serait pas plus logique, pour compenser. Avec la victoire en première manche (mon run le plus réussi), je peux y croire. C'est inhabituel: être en tête à mi-parcours en coupe du monde est une innovation. Je m'élance avec un zeste de crispation dans le dernier run. Après, on démonte tout. Dernier coureur de la dernière course de cette tournée.
Un zeste qui coûte 23 centièmes de secondes, le temps qui manque au final pour pouvoir arrondir à la valeur inférieure. Bravo à Suzuki - si rapide. Je suis 2: 3/2 arrondi au supérieur.

Du coté de Marie, pas besoin de la base 10, ses résultats sont livrés dans un style télégraphique: 1:2:1:1... Quant à mes compères skieurs assis, ils haussent également leur niveau à chaque course, et Fred finit 4 le dernier jour, à deux doigts du podium.

Cette tournée a été très intellectuelle. Arithmétique, grandes discussions d'équipe sur la valeur des réseaux sociaux, paternité et autres thèmes éternels et bien entendu le "Je suis Charlie" autour duquel nous convergeons tous énergiquement.



dimanche 7 septembre 2014

Tribut à Tof

Christophe Perez a rangé ses outils.

Le MacGyver de l´Équipe de France handisport ne posera plus ses caisses de matos sur les pistes du monde entier. Connu sur tous les circuits pour être capable de dépanner les situations les plus désespérées, celui qui a ressoudé un uniski quelques minutes avant une course a éteint son chalumeau.

Son univers: l´aire de départ. Combien d´entre nous lui ont écrasé la paume de la main d´un coup de poing plein de rage au départ des courses ? Il réagissait toujours avec le mot pour rire - le mot qui permet d´allier la rage à la décontraction, le mot juste qui met l´esprit dans son état optimal. Ce mélange ni trop tendu ni trop relâché faisait de sa présence là-haut un élément de plus à notre confiance et à nos réussites. Il fait partie de ces hommes de l´ombre qu´on aime avoir près de soi, rassurant, concret, terre à terre, vif, malin et humble. Loin de chercher les projecteurs, Tof restait une valeur sûre en toutes circonstances, appliqué et pareillement efficace sur une coupe de France comme sur des Jeux Paralympiques. ¨Beaucoup de sang froid" aurait-il pu dire, avec son humour à toute épreuve.

Tof et les jeux de mots, Tof et les histoires rocambolesques, Tof qui se planque avec Fred pour s´en griller une petite, Tof qui farte en sifflant, Tof qui fait les carres en fredonnant, Tof qui racle en chantant à tue-tête, Tof le sherpa qui porte quatre paires de ski, ¨allô Tof, tu peux récupérer quinze paires chez Ski Clinic?¨, Tof qui démonte le sabot d´un dual, Tof qui découpe des patinettes trop longues, Tof qui hurle ¨allez!¨, Tof qui fait la holà, Tof qui sangle Yo: ¨je serre encore ?¨, Tof qui fait la teuf, Tof qui répare une fixation, Tof qui conduit, huit heures de bus, le temps de parler, de blaguer, de rigoler, de jaser, de jouer les imitateurs, de regarder l´avenir, de refaire le monde, de refaire la vie.

Aire d´arrivée, mercredi 22 Janvier 2014, Copper Mountain, Colorado, Christophe redescend le matos, il arrive après les autres. Il est au courant par talkie-walkie, on s´étreint, les larmes de la victoire aux yeux. Là-haut, dix minutes plus tôt, il avait  chaussé le ski course, tendu à bloc la lanière de sécurité, pris la veste, serré les scratchs des avants-bras, contrôlé la fixation avant, versé un peu de dégrippant sur les déclencheurs des stabs, poussé doucement le bob vers la cabane de départ, ôté la neige du dessus du ski, tiré le dossard vers le bas, et glissé à l´oreille des mots simples: ¨fais juste ce que tu sais faire, ni plus ni moins¨. Et de hurler ¨vas-y¨ au moment de s´élancer. Routine d´une course. Routine de cette complicité qu´il avait batie avec chacun d´entre nous, en fin observateur  de nos petites manies. Artisan incontestable de tant de succés.

Il a rangé sa caisse brutalement, nous voila orphelins des aires de départ. 



samedi 17 mai 2014

Invitation par la Patrouille de France: la PAF


La "PAF" a convié les équipes de retour de Sotchi à la base aérienne de salon de Provence.
Nous avons d'abord assité au briefing, très étonnant. C'est une répétition en temps réel des 35 minutes de vol où chacun réalise exactement les gestes qu'il fera en l'air. Une visualisation similaire à celle que nous faisons systématiquement avant les courses en ski. A la différence que la course dure une minute !

Il nous ont ensuite offert une quasi première: le show préparé les six derniers mois par les 9 pilotes (8 permanents et un remplaçant) et qui sera présenté jusqu'en Octobre un peu partout dans le monde,  presque chaque week-end.
Heureusement, le vent n'a pas trop dépassé les 35 noeuds ce jour-là.

And the show must go on:

video

dimanche 13 avril 2014

Débourrage

Après avoir découvert tardivement la jolie provocation publiée dans la rubrique "Sport et Forme" du journal Le Monde concernant les Jeux Paralympiques, je partage ci-dessous le billet que j'ai envoyé au journal. Pas de réponse reçu quant à sa possible publication mais j'espère qu'elle atteindra au moins sa cible, l'auteur.

Pour ceux qui n'ont pas lu l'article initial, il est en ligne:
Et la réponse que je me suis amusé à composer:

 

Débourrage


W. Tyler - ©  Dmitry Lovetsky/AP Photo
Quand j'ai lu la première fois votre article “confession d'un bourrin”, j'ai pensé que derrière ces mots se cachait un journaliste sportif qui aurait eu la finesse de se reconnaître comme un “bourrin”. Au delà de l'absurdité de l' argumentaire - dont le semblant de logique soutenu par les points 1/ 2/ 3/ est désopilant - je trouve très intéressant de découvrir ensuite quelques commentaires en ligne qui vont dans le sens de l'article. Du coup, je réagis.

A Sochi, j'étais acteur, certainement mal placé pour jauger la motivation des 4 millions de téléspectateurs, et des autres. Mais le fait de zapper massivement les épreuves Paralympiques, ce que prétend l'auteur et dont Le Monde semble avoir fait sa ligne éditoriale, peut-il vraiment s'expliquer par l'absence d'identification ? “Je ne peux apprécier le jeu que s'il se fait avec le même corps que le mien”, dixit point 1. Outre le fait que tant d'handicapés, au sens large, apprécient les exploits des valides, c'est le geste poussé à sa perfection qui ravit d'ordinaire les amateurs de sport. Et spécialiste ou non, pratiquant ou non, capable ou non d'”évaluer”, cela ne change rien: le regard peut se laisser happer par le lanceur de Javelot déchaîné, la grâce de la patineuse sur glace, la concentration du joueur de curling aussi bien que par l'équilibre de l'unijambiste qui descend en ski à 100km/h. Sans compter que le suspens de la compétition, indépendament de la discipline, escamote largement le “soupçon d'un avantage indû” (dixit point 2). Le Tour de France ne reste-t-il pas étonnament populaire contre vent et marée d'EPO ?
Mais être prétentieux et égocentrique est le droit de chacun. Les bourrins en abusent.
Le problème n'est pas dans le sport. Il est ailleurs.

Derrière la grossiêreté revendiquée comme ligne de conduite - et magnifiquement illustrée en point 3 par l'ignorance de l'existence de compensations, similaire au golf – votre réaction épidermique combinée au besoin de se justifier à tout prix en dit long sur le travail de débourrage nécessaire. 

Pareil au cheval mal dressé qui craint ce qu'il ne connaît pas, l'écrivain bourrin est fuyard. C'est cette anxiété qu'il faut comprendre et tenter de juguler – pour votre bien et celui de vos semblables. Les handis font-ils donc si peur qu'on ne peut en supporter la vue plus d'une minute ? L'image de ces rescapés de maladies et d'accidents évoque-t-elle si fortement la mort ? J'ai beaucoup vécu avec des monstres, (salut les copains), et s'il est vrai qu'au début, la différence peut effrayer, j'ai été surpris à quel point l'oeil et l'esprit classent vite “la monstruosité” au rang des banalités. Surmonter sa peur initiale est toujours payé de retour. Par la beauté du geste. Pour les découvertes qui s'ensuivent. Pour la santé mentale.

Bien entendu, cette courte réponse pourrait s'achever là, et je pourrais renoncer à toute lecture supplémentaire des inepties écrites par Bégaudeau. Paraphrasons: “il a écrit des livres ? Je suis bien content de le savoir et content qu'ils existent. Grand bien fasse à ses lecteurs, mais en ce qui me concerne, je n'en lirai rien. Jamais. Pas une ligne. Désolé.”
Trop facile. Je préfère en lisant vos livres tenter de percer le mystère du bourrin. Pourquoi à l'instar de tant de gens gardez-vous vos oeillères quand rien n'interdit de tourner les yeux ? Pourquoi cette limite mentale ? Parviendrons-nous un jour à dissiper cette peur et banaliser la différence ?

Oui, lisons-tous Bégaudeau; ne nous détournons ni des bourrins, ni des handicapés.

mercredi 2 avril 2014

Champion de France de Slalom 2014: je garde mon titre !

La saison s'est heureusement terminée sur une note positive en remportant le slalom des championnats de France, à Auron, devant Fred, Cyril et Yohan.

Ces championnats ont pourtant commencé avec un violent faux pas (ou faux carre), lorsqu' au milieu du SuperGéant, un travers mal négocié me propulse en l'air et aprés une vrille aérienne (un rodéo back, dixit les free stylers!) j'enchaîne les tonneaux - voir la vidéo ci-dessous pour les âmes pas trop sensibles... pas de mal mais la rage de n'avoir pas de chrono ! Et je ne fais guère mieux le lendemain, répétant la même erreur, dans un style soft qui finit en glissade et me permet quand même de courir la seconde manche. Ouf! Le slalom du Combiné me sourit enfin, avec le temps scratch qui me ramène de la 12ème à la 5ème place.

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Toujours sous le soleil du Sud, c'est en Géant que je décroche l'Argent grâce à deux manches solides qui me placent devant Cyril et Yo mais ne suffisent néanmoins pas à déboulonner Fred, qui fait travailler son dual à merveille même dans la partie la plus pentue.

En quête d'or, je me réjouis du slalom final, que j'engage tout en control en alliant vitesse et sécurité: hors de question de renouveller l'expérience pénible de Sochi! Courbe à droite, j'engrange de la vitesse, virage à gauche, je maîtrise. Cette technique qui m'avait fait gagner à Copper Mountain semble me sourire, puisque seul Fred parvient à me talonner ! 
La logique de la saison est respectée :-) A noter que l'Ancien, ce sacré Denis Barbet, prend une belle cinquième place à la barbe des "jeunots" de la relêve !


Le boarder-cross du dernier jour, nouveauté des championnats de France, est partagé avec les snow-borders. Nous découvrons à la fois la  piste et le vocabulaire: wu tang, oops, tremplins et virages relevés n'ont plus de secrets pour nous. Un vrai plaisir de dévaler dans ce "couloir" même si un engagement extrême dans la dernière manche me fait passer très près des filets ! Petite sueur froide rétrospective, il y aura quand même deux blessés dans la journée :-(
Je prends l'Argent à nouveau, mais cette fois-ci derrière Cyril, bien heureux de mettre fin à sa série de troisième places!




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