jeudi 20 décembre 2012

Qu'est ce qui ressemble plus à un podium qu'un autre podium ?


Si vu de loin, un podium ressemble tant à un autre, avec ses trois athlètes souriants, les breloques autour du cou, les tenues officielles, les skis à bout de bras et le nom de la station en arrière-plan, vu de près - de l'intérieur - chacun est vécu de manière bien différente et c'est peut-être la raison pour laquelle il semblerait qu'on ne s'en lasse jamais...

Lenk, vu de notre 'caserne'
Lenk 2012, le cru ne s'annonçait pas généreux.

Contrairement à ce que la photo ci-contre pourrait laisser penser,  un temps de pluie mélée de neige a 'endeuillé' une piste magnifique, transformant un fil des passages un terrain bien lisse en un champ de mines.
Dans ces conditions-là, il y a deux types de skieurs: ceux qui osent et les autres. Les kamikazes qui terminent (assez rares) mettent alors une jolie pillule aux timorés !
En finissant sixième, puis cinquième des deux Géants, bien loin du premier, j'ai l'impression de na pas avoir jouer, mais d'avoir seulement controller le passage d'une bosse à une autre... Cependant, je fais 5 à quelques dixièmes du podium seulement (et de Fred), ruminant le regret de quelques virages mal négociés !

Le slalom s'annonçait pire encore, avec une première manche catastrophique, un ski que je ne controlle pas et une lutte inélégante de haut en bas pour simplement... finir vivant. Chose faite, 7ème au final, unique raison de me réjouir: je marque les points nécessaire pour courir en Slalom de Coupe du Monde. Objectif atteint, mais pour le panache, il faudra repasser !

Justement, le lendemain, un second slalom me permet de m'élancer sans avoir rien à perdre, et tout à gagner. Quatrième à l'issue de la première manche, je parviens in extremis à arracher une troisième place... et la grande joie de monter sur la 'boite' avec Fred, une première ensemble sur une course internationnale, pour un podium qui finalement ne ressemble à aucun autre.


Fréd François, Philipp Bonadimann, JY Le Meur

1 commentaire:

Fréd a dit…

Et oui, chaque podium à sa saveur, et j'avoue avoir particulièrement apprécié celui-ci : premier podium international avec mon "maitre", celui qui m'a donné envie d'aller plus loin, de skier comme lui (et mon maître ne parlera jamais allemand, encore moins autrichien)...

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