samedi 23 mars 2013

Slalom que j'aime...

Trente centimètres de neige sont tombées dans la nuit. Sur le balcon, la rambarde est recouverte. On se croirait en plein hiver. Il continue de neiger sur Chamrousse et mes compagnons de chambrée pronostiquent l'annulation de la course. Il faut dire qu'en plus de la poudre, une brume épaisse sévit. Je me dis qu'un slalom peut presque toujours se courir et je me prépare donc à passer une journée sportive,  blanche et humide.

Finalement, avec les efforts des dameurs et d'un rattrack (qui glissera et partira en vrille sur la piste à raz des piquets, sans dommage heureusement), le championnat de france open est bel et bien lancé, avec le slalom en entrée du menu.

Une première manche un peu hésitante me place malgré tout en tête. Yohann est 3ème mais deux dixièmes de seconde seulement me séparent de Fred, le local et organisateur de l'étape. En réalisant une très bonne seconde manche, je creuse finalement l'écart à plus d'1 seconde et demi.
Me voilà donc Champion de France devant mes deux copains, qui reviennent juste de la tournée des championnats du Monde:


"Ce n'est pas un trou, c'est un canyon !"
Ainsi ironise Denis après s'être retrouvé les 4 fers en l'air dans la première manche du Géant. Une grosse 'baignoire' au milieu de la piste a eu raison de plus de la moitié des skieurs assis, avec en prime une grosse frayeur pour ceux qui ont vu leur bob passer au dessus de leur tête. Premier à m'élancer, je fais parti du lot, mais je me suis relevé tant bien que mal pour finir la manche et courir le second run. Une victoire dans celui-ci me donne accès au podium, avec une troisième place inattendue derrière Fred et Lois. Yohann, largement en tête, percute littéralement la dernière porte, arrachant le fanion et brisant le piquet de manière spectaculaire - mais hélas pour lui éliminatoire.

Le Géant (IPC) du lendemain est plus loyal: le tracer contourne le 'canyon'. Pas de roulette russe au programme. Je fais quand même au passage de la route un jump surprenant, spatule plongeante sur plus de cinq mètres, divertissant pour les spectateurs (me diront-ils ensuite) mais qui me coûtent quelques dixièmes de secondes. Au final, une bonne seconde manche me place devant Yohann mais derrière Fred (ce sont ses championnats!), pour 14 centièmes. Pas de doute, le vol libre en ski assis n'est pas le plus efficace!

Avec Pierre Tessier, venu voir ses ouailles
Au fond, Grenoble




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