mercredi 26 juin 2013

98 km/h entre les marmottes

La première chose que j'entends en arrivant sur Tignes est le cri d'une marmotte, sifflement strident en provenance d'un alpage. Les cris se répètent mais l'animal reste invisible. C'est simplement un chant de bienvenue.





Mais un peu plus haut, sur notre grand domaine de jeu, les marmottes n'ont plus leur place. La neige est encore bien présente et une langue blanche de plus en plus étroite rejoint même le bas de la station. Nous ne l'emprunterons pas, trop soucieux de ne pas abimer la semelle de nos roquettes.

En retard ou en avance de quelques mois, la météo au col de l'Iseran est hivernale: -6 degrés, 60 km/h de vent. Nous voilà dans le bain - d'autant que dès le troisième jour, nous plongeons pour de bon, entre les portes d'un SuperG. L'appréhension initiale laisse vite place à l'adrénaline de la vitesse, ponctuée de quelques sauts  - au moins 4 par parcours - de plus en plus grisants. Les sensations sont fortes, et incitent à aller toujours plus vite. Je suis 'flashé', sur mon GPS, à 98 km/h, et Laurent, sur une jambe, à 107 km/h. Sans forcer !

Semi-marathon de Genève, Mai 2013

La pratique régulière de handbike ce printemps m'aura bien aidé sur ce stage: outre l'impression de solidité pendant les entraînements, j'ai pédalé sur mon premier grand col, le col de l'Iseran, en compagnie de Vincent, Romain et Stefan - et de quelques marmottes, toujours elles, au milieu de la route.
Suivi d'une descente hallucinante avec Vince, à 70km/h à raz du sol... et des ravins.



1 commentaire:

DIDI a dit…

Non tout le monde ne fuit pas les perdants.
Bravo pour tous les risques et pour
le "fun".
D'autres courses t'attendent,l'avenir reste devant toi.
Tendresse
DIDI

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